Importance des processus exécutifs de contrôle et de gestion des processus élémentaires
Posted: novembre 20th, 2011 | Author: admin | Filed under: Test QI rapide | 2 Comments »- A. Une approche intégrée : importance des processus exécutifs de contrôle et de gestion des processus élémentaires
A partir de 1990, les chercheurs se sont concentrés sur des processus plus intégrés et notamment la mémoire de travail.
Le cerveau est un système de traitement à capacité limitée. Il y a une contrainte sur la quantité d’informations pouvant être traitées et le nombre d’opérations pouvant être exécutées simultanément.
- Mémoire de travail = stockage pendant le traitement
- Mémoire de travail = centre exécutif
- 1. La mémoire de travail
La mémoire de travail est un système actif de maintien temporaire et de manipulation des informations pendant les activités complexes.
Selon Baddeley ( 1986, 1990 ), le système de mémoire de travail est composé de deux entités : un administrateur central amodal ( centre exécutif ) de capacité limitée et deux systèmes esclaves ( maintien temporaire de l’information pendant le traitement ).
Boucle phonologique : stockage temporaire de l’information verbale grâce à stockage phonologique et mécanisme de récapitulation articulatoire.
Registre visuo-spatial : stockage temporaire de l’information visuo-spatiale ( + images mentales ) grâce à stockage visuel et « récapitulation » spatiale.
1.1. L’administrateur central
L’administrateur central est un système attentionnel, de capacité limitée, avec des fonctions de contrôle et de planification, impliqué dans la sélection des stratégies cognitives ( flexibilité ) et dans le contrôle de leur mise en œuvre.
Il intervient aussi sur le stockage : une attention contrôlée et soutenue permet de maintenir présent le but ( et stocker les résultats intermédiaires intéressants ), d’empêcher l’entrée d’informations non pertinentes (inhibition), de résister aux interférences et à la distraction.
Ainsi, d’un point de vue général, l’administrateur central de la Mémoire de Travail est proche de ce que les neuropsychologues nomment les fonctions exécutives.
1.2. Le centre exécutif
La mémoire de travail est considérée comme un centre exécutif de sélection, coordination et contrôle des opérations de traitement. Ses différentes fonctions sont :
- Coordination de plusieurs tâches
- Maintien et mise à jour des informations
- Attention sélective et inhibition
- Flexibilité
- 2. Les processus à l’origine des aptitudes intellectuelles
- 1. Hypothèses sur les facteurs et leur organisation. Analyses factorielles confirmatoires.
- 2. Epreuves choisies : représentatives des facteurs en jeu, plusieurs épreuves par facteur. Par exemple, facteur de raisonnement (Gf), de connaissances (Gc), de mémoire de travail et de vitesse de traitement.
- 3. Résultat : réseau de relations entre tous les facteurs avec intensité des relations.
- 3. L’intelligence fluide
Pour certains ( Mackintosh, 2004 ), l’intelligence fluide est quasiment assimilable à la composante exécutive de la MdT ( l’administrateur central ).
- savoir encoder sélectivement des informations
et en même temps
- pouvoir les maintenir actives
- pouvoir les remettre à jour pendant le traitement du problème, même en présence d’interférences.
Les différences individuelles dans cette capacité générale joueraient un rôle crucial dans la résolution de tâches complexes de domaines assez variés chez les adultes. Ce serait aussi un facteur lié au développement du raisonnement chez l’enfant ( tests piagétiens par exemple ).
- 4. L’intelligence cristallisée
L’intelligence cristallisée est évaluée par épreuves de vocabulaire, compréhension verbale, similitudes, information, connaissances générales.
Corrélations entre les mesures de mémoire de travail verbal et les mesures de l’intelligence cristallisée de l’ordre de 0,50-0,60.
- Richesse, complexité, structuration des concepts
- Lien entre organisation conceptuelle et langage
La richesse du vocabulaire est une bonne mesure de l’intelligence fluide parce que l’on n’acquiert pas le vocabulaire par une mémorisation mécanique des définitions du dictionnaire, mais par un processus de raisonnement inductif assujetti à la mémoire de travail.
- 5. L’intelligence visuo-spatiale
L’aptitude ou intelligence visuo-spatiale fait appel à la perception visuelle et au traitement des relations spatiales.
Elle dépend de la qualité des représentations spatiales ( richesses, précision, organisation ) : établir des représentations, des objets, des scènes qui préservent l’information spatiale, les maintenir tout en opérant des transformations ( ajouter ou retirer des parties, voir sous une autre perspective ).
Corrélations moyennes entre les mesures de l’intelligence visuo-spatiale et les mesures de mémoire de travail visuo-spatiale.
Attention, les tâches visuo-spatiales sont résolues par certaines personnes grâce à un recodage verbal. Une bonne performance ne correspond pas nécessairement à une représentation visuo-spatiale de qualité.
Pour conclure, la capacité d’adaptation mesurée par les tests d’intelligence est assez générale. Les matrices de Raven ( Gf ), les tests piagétiens et le KABC corrèlent tous de façon assez importante avec le QI ( WISC ).
- Capacité générale de la MDT ( Gf )
- Richesse et qualité de l’organisation conceptuelle ( en lien avec le langage, Gc ) et des représentations visuo-spatiales ( Gv )

